Pratiquer les “petites vertus du foyer”

En voilà, une bonne résolution pour 2026 ! Les “petites vertus du foyer”, pour reprendre le titre de l’ouvrage écrit par G. Chevrot, font vivre au quotidien la foi catholique, à travers des petites attentions et des détails qui n’en sont pas. Et “petites” ne veut pas dire “faciles” ou “peu importantes”, on s’en doute bien…

Quelles sont ces petites vertus du foyer catholique ?

  1. La courtoisie : “être poli, le mot l’indique, suppose que nous adoucissions les aspérités de notre caractère”.

  2. L’effacement : “nul n’est oublié quand chacun s’oublie pour les autres”.

  3. La gratitude : “même envers celui qui est maladroit ou qui se trompe, du moment qu’il a la bonne volonté, soyez reconnaissants au moins de son intention”.

  4. La sincérité : “le propre de la sincérité est de ne vouloir dire que des choses vraies”.

  5. La discrétion : “la bonne méthode est d’être soi-même ouvert et souriant, d’écouter toujours les autres - oh ! oui, il faut avoir soin d’écouter, - mais aussi de respecter leur silence”.

  6. L’espérance : “à chaque jour suffit sa peine. Chargeons-nous seulement du fardeau d’aujourd’hui, il est à la mesure de nos épaules. Demain aura soin de lui-même”.

  7. La bonne humeur : “il y a des vertus qui ne paient qu’à longue échéance, et il y en a d’autres dont on est récompensé tout de suite : c’est le cas de la vertu de bonne humeur”.

  8. La bienveillance : “la bienveillance consiste d’abord à porter sur autrui des jugements empreints de charité, à ne point diminuer ses mérites, à se réjouir sincèrement de ses vertus et de ses succès, même lorsqu’il réussit là où nous avons échoué”.

  9. L’économie : “l’économie ne doit pas être confondue avec la lésinerie, elle permet au contraire de dépenser, mais à bon escient”.

  10. L’exactitude : “mettez à profit le temps qui vous appartient. En ne perdant pas de temps, nous pouvons apprendre et faire beaucoup de choses, et du même coup nous évitons la précipitation, cet autre ennemi de l’exactitude”.

  11. La diligence : “ce qui importe, c’est d’être versé dans toutes les connaissances qu’exige notre état, afin de bien remplir toutes ses fonctions”.

  12. La patience : “être patient, c’est garder l’empire sur soi-même” en sachant attendre et se taire.

  13. La persévérance : “est-il joie plus douce que celle d’avoir été bon ? Vous pouvez la connaître : elle est le prix immédiat des petits progrès de chaque jour”.

La mère du foyer catholique doit être la reine des vertus, montrer l’exemple et orchestrer, en quelque sorte, les vertus de ses enfants. Une tâche ardue que l’on doit mener sans relâche, chaque jour ! J’ai souvent l’impression d’être bien loin de ces objectifs… et de ressembler davantage à une mégère qu’à une fée du logis, souriante, douce et patiente (ah, la patience !).

Je crois que c’est le lot de nous toutes, n’est-ce pas ? Alors je me dis qu’à défaut de pratiquer parfaitement toutes ces vertus, ce que je suis bien incapable de faire, j’ai bien plus intérêt à me concentrer sur celle qui est la plus difficile et celle qui est la plus naturelle pour moi. Respectivement, la patience et l’exactitude. Savoir attendre et se taire, que c’est compliqué ! Mais que c’est bénéfique aussi, lorsque j’y parviens ! Quant à savoir employer au mieux le temps qui m’est imparti, je pense savoir le faire de façon assez spontanée. Même si les minutes passées sur le téléphone pourraient être remplacées par des moments de prière ou de lecture…

Et vous, quelle est la vertu que vous pratiquez naturellement et sur laquelle vous pouvez vous appuyer ? Quelle est celle que vous devez le plus travailler ?

Suivant
Suivant

Journal d’une sage-femme catholique