“Et toi, papa, tu crois aux miracles ?”

Histoire d’une conversion familiale

C’est un billet un peu spécial que j’écris ici. J’aimerais partager notre expérience de convertis, pour pouvoir rencontrer virtuellement d’autres familles comme nous, pour nous encourager mutuellement dans cette nouvelle voie exigeante, mais ô combien fructueuse et salvatrice !

Comme vous le savez peut-être (et vous le savez, si vous avez été voir la page a propos), nous nous sommes convertis il y a peu près deux ans. Notre histoire ressemble sans doute à beaucoup d’autres, car les conversions sont aujourd’hui fréquentes - ce qui est très enthousiasmant dans ce contexte d’apostasie généralisée. La question que les gens nous posent souvent est à la fois simple et difficile : “comment est-ce que vous en être arrivés là ?” (“là”, c’est-à-dire dans le catholicisme de toujours, qui ne reconnaît ni le concile Vatican 2, ni les “papes” issus de cette révolution).

Le chemin a été sinueux : même si Monsieur et moi, nous étions tous les deux baptisés, nous n’avions aucune connaissance de ce qu’était VRAIMENT l’Eglise catholique. On avait bien fait, pendant notre enfance, quelques heures de catéchisme conciliaire et notre “communion” (et même la “messe” tous les dimanches et la “confirmation” en ce qui me concerne), mais nous n’en avions rien tiré, si ce n’est la connaissance des miracles les plus connus et le sentiment que tout cela ne rimait à rien de sérieux. Aucune idée du vrai magistère, ni des notions de base que présente n’importe quel bon catéchisme digne de ce nom. Nous nous définissions comme agnostiques. La religion, c’était pour les autres. Nous menions notre petite vie matérialiste en toute indifférence.


Les fruits étaient pourris,
tout comme l’arbre dont ils provenaient.


Mais quand on devient parent, la loi naturelle veut sans doute que l’on se pose les bonnes questions : qu’est-ce que je veux transmettre à mes enfants de bon ? Quelles valeurs ? Quel adulte est-ce que je voudrais qu’il soit ? Quelles perspectives d’avenir lui offrir ?

Et c’est là que tout a commencé. Monsieur s’est mis d’abord à lire des auteurs nationalistes qui n’avaient pas la bonne analyse (Maurras, par exemple), à regarder diverses chaînes Youtube et petit à petit, à force de détours, il a découvert le catholicisme “semper idem” grâce en particulier Louis-Hubert Rémy. Le VRAI catholicisme qui a fait la VRAIE France, celle de Clovis et de Saint Louis, celle des cathédrales et de Sainte Jeanne d’Arc, celle qui a été consacrée au Sacré-Coeur de Jésus.

Moi, j’écoutais tout ce qu’il me racontait. Je ne connaissais rien de tout cela.

Nous avons compris que la VRAIE Eglise catholique doit être la base de tout, c’est elle qui est garante du bon ordre social et économique, au fondement de la famille et de l’Etat. De nombreux auteurs du XIXe siècle et du début du XXe siècle (Monseigneur Delassus, Monseigneur Gaume, Monseigneur de Ségur, Léon Gauthier…) sont aujourd’hui édités et permettent de reconstituer et comprendre tout ce que la Révolution a voulu effacer, au prix du sang.

On s’en serait tenu là si une question d’enfant n’était pas venue tout bouleverser. (Vous avez remarqué comme les enfants ont le don de poser les bonnes questions parfois ?)

Monsieur avait pris pour habitude de lire avec les enfants les miracles de Notre-Seigneur Jésus Christ : c’est une façon très accessible et plaisante pour les enfants de découvrir la religion. Mais on restait finalement dans l’esprit conciliaire : de jolies histoires et de belles morales. Rien de plus. Jusqu’à ce qu’un soir, notre deuxième garçon pose la question : “et toi, papa, tu crois aux miracles ?”

Cette petite question, posée en passant, a causé un ouragan ! Si Jésus est Dieu, comme nous le montre de façon indubitable le linceul de Turin (les accusations de faux ne tiennent pas la route et de nombreux documentaires très sérieux en apportent une multitude de preuves, ce n’est pas le sujet ici), alors il a vraiment fait tous ces miracles, il est vraiment monté au Ciel, il est vraiment le Fils du Père, conçu du Saint Esprit, etc., etc. Si on croit aux miracles, on croit à tout. Et au magistère de l’Eglise, qui change COMPLETEMENT notre mode de vie.

On ne peut pas être catholique à 99%,
on ne peut pas être catholique que le dimanche.

Et mettant tous ces éléments bout à bout, le chemin à suivre a semblé tout d’un coup très clair. Nous nous sommes mariés devant Dieu et nous avons eu notre petite fille. Le “bébé de la conversion”, c’est ainsi que je l’appelle et ce n’est pas qu’une plaisanterie : elle est un cadeau tout droit venu du Ciel !


Parmi les miracles que nos enfants aiment le plus écouter, il y a la Chananéenne. Et c’est pour cela que j’ai voulu lui consacrer mon deuxième album illustré.

Découvrir l’album jeunesse La Chananéenne

Cette femme est un modèle de conversion : indifférente au respect humain, étrangère, elle croit, espère et aime tout en même temps, sans concession.

Prions le bon Dieu et la Sainte Vierge pour avoir une foi aussi “entière” que celle de la Chananéenne !




Chères mamans, n’hésitez pas à partager votre témoignage
si vous êtes aussi une famille convertie !

Bonne et sainte fête du Coeur Immaculé
de notre reine la Très Sainte Vierge Marie !

Remercions la médiatrice de toutes les grâces, de tout notre coeur,
pour notre conversion, car c’est elle, sans aucun doute, qui a eu pitié de nous !

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Protéger et armer nos enfants contre le monde