“La science est vaine si la vertu ne l’accompagne”

Lettre pastorale de
Mgr l’évêque de Viviers (1935) - extrait 2

Chères mamans,

Toujours dans la même lettre pastorale, qui est décidément excellente, Mgr l’évêque de Viviers expose en quelques pages les différents problèmes liés à l’école “neutre” (laïque, nous dirions aujourd’hui) et à la libre-pensée qui veut garder l’enfant “libre de choisir” de croire ou pas quand il est devenu adulte.

La neutralité dans l’éducation n’existe pas, c’est une “chimère” : éduquer, c’est orienter et conduire l’enfant dans une certaine direction, dans un certain but et par certains moyens. Et pour ce faire, il faut bien effectuer des choix, préférer certaines options à d’autres… sinon, impossible d’avancer. À vrai dire, les tenants de la laïcité sont surtout, et ce depuis le début, des opposants farouches au catholicisme. Cette supercherie de la laïcité n’abuse que les profs de l’Education Nationale… Pourtant, Jean Jaurès avait dit lui-même : “le Néant seul est neutre”.

Autre idée exprimée : la multiplication des écoles n’a pas entraîné la fermeture des prisons (petit pied de nez au grand Victor Hugo qui avait donc tort, pensez à la phrase en exergue des Misérables qui fait le lien entre ignorance et misère) ; la baisse de l’ignorance grâce à l’instruction généralisée ne rend pas plus vertueux, ni plus heureux d’ailleurs. La société d’aujourd’hui est comme “un corps sans âme”, elle jouit sans entraves de tous les biens matériels, sans être jamais satisfaite, et pour cause : elle a écarté la seule source du vrai bonheur, le bon Dieu.

“On n’a songé qu’à satisfaire les besoins matériels de l’homme ; on a oublié que, pour le rendre heureux, il fallait lui apprendre à lutter contre ses passions, enrichir son âme de convictions élevées et d’habitudes vertueuses, en un mot lui donner cette vie morale qui fait sa vraie grandeur et qui est sa sauvegarde contre les tentations inévitables de la vie”.

Les parents catholiques ont donc le droit et le devoir de procurer à leurs enfants une éducation religieuse solide, garante de leur moralité. Aujourd’hui, ils doivent prendre le contre-pied d’absolument tout ce qui est prôné dans le monde (donc autant s’y prendre très tôt !).

Quoi de plus important pour un enfant que d’apprendre à distinguer le bien du mal, à pratiquer les vertus, à aimer les commandements de Dieu, bref, à glorifier son Créateur et à faire son salut ?

“Autant dire que la crise actuelle est surtout une crise de conscience et que, sans une sérieuse éducation morale, l’instruction ne peut assurer le vrai bonheur de l’homme”.

(Bonne nouvelle : il paraît que le bon Dieu ne nous demande pas de faire une dissertation en trois parties, ni de résoudre une équation de maths le jour de notre jugement… en revanche, mieux vaut être en état de grâce !)

Suivant
Suivant

Non, les enfants n’appartiennent pas à l’Etat